À garder sous la main. Si le mal est fait, ce qui compte n’est pas la faute — c’est la vitesse.
Vous venez de cliquer sur un lien, de communiquer vos coordonnées bancaires, ou de payer quelque chose qui, en y repensant, ne vous semble plus si sûr ? Voici exactement quoi faire, minute par minute.
Minutes 0 à 5 — Stoppez tout
- Ne payez rien de plus, même « le dernier versement pour tout débloquer » : il n’y a jamais de dernier versement.
- Ne supprimez rien : messages, e-mails, captures d’écran — ce sont vos preuves.
- Ne répondez plus, ne cherchez pas d’explications auprès de l’interlocuteur.
Minutes 5 à 15 — Appelez les bons numéros
- Argent sorti ou en jeu → votre banque, au numéro au dos de votre carte : faites opposition et contestez. Chaque minute compte.
- Accès à votre e-mail en cause → changez son mot de passe depuis un autre appareil, puis activez la double authentification. L’e-mail est la clé de voûte de tous vos comptes.
- Menace ou pression → la police : 113 (Luxembourg), 17 (France), 101 (Belgique), 110 (Allemagne).
Minutes 15 à 30 — Documentez et parlez
- Rassemblez : captures d’écran, numéros d’appel, heures, IBAN du bénéficiaire, reçus.
- Déposez plainte, avec ces pièces — c’est votre premier acte de preuve, pas un geste de colère.
- Parlez-en à une personne de confiance avant la fin de la journée. Le secret est l’arme de celui qui vous a piégé ; en parler coupe son effet.
La règle absolue : aucune arnaque ne se règle seule, la nuit, dans le silence.
Ce guide fait partie des ressources détaillées dans Les Arnaques, avec 15 histoires vraies et leurs mécaniques décortiquées.